Attentat du 7 janvier 2015 à Paris, la France en deuil

7 janvier, il est midi lorsque mon iphone me réveille par ses vibrations. Sur mon écran d’affichage, un message du Monde apparait. D’un geste encore endormi je fais coulisser mon doigt pour déverrouiller l’appareil et l’article s’affiche sous mes yeux. Au début je n’y crois pas, je me dis qu’il y a une erreur. On parle de journalistes tués, de policiers abattus sur un trottoir. J’allume mon ordinateur, je tombe sur la vidéo de l’horreur. Ce policier débordant de courage, ce geste inhumain. Je continue sur BFM TV, la France est en deuil, personne ne comprend, on est désemparé, que s’est t’il passé ?

A 17h nous sommes réunis sur le parvis des Droits de l’Homme à Bordeaux, nous sommes 5 000 personnes. Il y a des enfants, des adultes, des policiers, des journalistes, des gens de tout horizon venus se recueillir, se rassembler. Un discours est prononcé, suivi d’une minute de silence et ensuite d’applaudissements.

On a attaqué le journal Charlie Hebdo suite à des affaires de dessins caricaturaux du prophète Mahomet parus en 2006 et 2011. L’attaque a été perpétré par un groupe de deux hommes, des djihadistes, des islamistes radicaux qui sont entrés dans les locaux du journal et ont ouvert le feu sur les journalistes. Au total on compte 12 morts.

Les djihadistes sont des gens qui peuvent se filmer en train de décapiter des otages, en train de faire exploser des bombes, en train de perpétrer des attentats meurtriers. En revanche ils s’offusquent quand des dessins caricaturaux d’un prophète qui est censé être le leur et qu’eux mêmes ne respectent pas apparaissent dans la presse. L’islam n’est pas un cancer, il ne faut pas entrer dans l’amalgame. Au jour 1 de l’attentat de Paris, nous nous devons de nous serrer les coudes, de ne pas se jeter la pierre mutuellement. Les seuls et unique responsables sont ces gens qui ne constituent qu’une faible minorité, ces gens qui blasphèment cette merveilleuse religion qu’est la religion musulmane. Cette dernière n’invoque que la paix et l’amour. Ma première pensée va à tout les musulmans de France ou d’ailleurs, qui voient leur religion bafouée par ces groupuscules. Ensuite il faut bien sûr penser aux victimes, aux journalistes, à la liberté d’expression et à la presse qui est aujourd’hui attaquée. Il faut que les français continuent de se rassembler, que les hommes du monde se rejoignent pour faire bloc face à cette menace, ils ne peuvent pas gagner ! La guerre du 21 ème siècle sera la guerre contre l’islamisme radical. L’orage qui s’est amorcé le 11 septembre 2001 nous arrive dessus. Il va falloir se préparer, continuer de développer nos idées, la liberté ne doit pas s’éteindre sous le feu des armes. Il ne faut pas nous même sombrer dans la violence, ne pas nous abaisser à leurs niveaux. Les mots font autant de dégâts que les balles, elle est là notre force. L’Homme est un rêve et ne doit pas devenir un cauchemar, ensemble nous devons nous rassembler, ensemble nous devons nous soutenir. Et si nous arrivons à mener cette entreprise au succès, c’est l’Humanité toute entière qui aura fait un pas en avant.

#JeSuisCharlie

Rassemblement à Bordeaux, 7 janvier 2015, 17h, Parvis des Droits de l’Homme.

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Geoffrey Muraro

Contact : geoffrey.muraro@gmail.com

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Publié dans : Ecrits | le 8 janvier, 2015 |Pas de Commentaires »

Ebauche : Les jeunes

Note préliminaire : Ce travail est un projet que j’avais commencé il y a un certain temps déjà et que j’ai eu le plaisir de retrouver dans mes dossiers, je vous le propose donc aujourd’hui. Bien sûr c’est clairement loin d’être terminé, ce ne le sera peut être jamais, mais j’ai pensé que ce serait amusant de faire ressortir ces vieux écrits, dans l’espoir que cela vous plaise ! 

Préface

Les restes d’une pizza entamée jonchent la table basse. Deux cendriers pleins à ras bord dégagent une odeur écœurante de tabac froid. Partout, l’appartement présente les innombrables traces de la soirée plutôt arrosée de la veille… Et c’est peu dire ! Tout se passait plutôt bien jusqu’à ce que la voisine de l’étage du dessous ne nous attrape dans l’escalier sur les coups de minuit, au moment où nous descendions tous pour partir finir la nuit en boite de nuit. Hurlements, exagérations, cette vieille harpie est pire que la peste et manque de chance pour moi elle est la présidente du syndicat des copropriétaires. La belle affaire… Elle ne se sera pas privée dès le lendemain d’aller me tailler auprès des autres voisins qui ont sûrement dû pouvoir bien profiter du spectacle avec le bordel qu’elle a causé. Quelle garce !

Cette scène entre un jeune et un vieux est pourtant loin d’être un cas isolé. Chacun de nous qu’il soit encore un ado ou un adulte depuis belle lurette a été confronté au moins une fois à ce genre de conflit générationnel. Ne mentez pas, vous avez sûrement déjà haï le voisin du dessus qui a en l’occurrence, l’âge d’être votre fils, car il organisait une fois de plus une soirée festive. A l’inverse, combien de fois avez-vous eu envie de bruler la boite au lettre de votre voisine du dessous qui vient chaque soir vous pourrir l’effet de vos fêtes, vous qui étiez si fier d’être le premier de vos potes à avoir un appartement, le premier à s’affirmer dans la « vraie vie ». Et cette mégère qui vient ruiner votre gloire…

Si le temps d’un court instant, le temps d’un livre par exemple, on s’amusait à concentrer les humains en deux catégories, les jeunes et les vieux, on remarquerait que ce genre de conflit est d’autant plus difficile à gérer quand les deux principaux protagonistes de cette histoire ne s’entendent pas. Mais à l’inverse est-il vraiment possible de s’entendre ? C’est en tout cas le débat constant auquel les vieux s’attachent. Ils en font même pour certain le combat d’une vie. Pour exemple observons ce père qui connait à peine son fils, turbulent et délinquant. Regardez bien la détresse dans les yeux fatigués de cet homme à qui il ne manque qu’une seule chose dans la vie pour être heureux ; comprendre et aider son fils. Mais quand les vieux ne comprennent pas ou que les jeunes se bornent à ne pas vouloir être compris, ce combat devient une peine perdue.

Dans cette lutte effrénée que je vais tenter de mener de front à vos côtés, il faudra observer quelques règles pour ne pas tomber dans le cliché déplaisant d’une étude généraliste et indigeste. Tout d’abord les sujets de notre expérience ne seront que des gens intelligents. Ce qui représente encore aujourd’hui, allez soyons optimistes, 80% des humains. Mais je vous vois déjà venir avec vos pensées moralisatrices ; « il ne se veut pas généralisateur pourtant il est déjà en train de catégoriser les bons et les mauvais ». Rien à voir très cher,  je garde juste les gens qui se prêtent le plus à cette étude, et si les 20% volontairement évincés représentent les personnes que je ne considère pas apte à entrer dans cette étude sociétale, comme par exemple les meurtriers, les violeurs, les délinquants psychopathes, les voyous médicalement prouvés irrécupérables, je suis certain que vous comprendrez mon raisonnement et vous assiérait plus confortablement dans votre fauteuil afin d’écouter la suite de ce que j’ai à dire.

Je vais vous présenter mon monde et ceux qui le constitue. Ce livre se prête absolument à tout le monde. Vous voulez mieux nous comprendre en lisant ces lignes ? Vous êtes le bienvenu à bord. Vous voulez retrouvez votre adolescence lointaine dans ces pages ? N’hésitez pas ! Et si à l’inverse vous êtes désireux de comprendre un peu mieux ceux de votre âge car vous vous sentez en marge ? Vous êtes également à votre place. Vous l’avez compris, la porte se ferme uniquement aux bornés mal comprenant, aux racistes et aux voisines du dessous…

Sur cette petite note d’humour je vous souhaite la bienvenue dans notre monde, attachez bien vos ceintures le voyage risque d’être mouvementé. Vous voulez nous comprendre donc… Nous sommes les jeunes et voici notre histoire. La porte est en face de vous, vous n’avez plus qu’à entrer.

Les jeunes

Oubliez notre impolitesse, on vous fait rentrer chez nous mais nous ne sommes pas encore présentés. Nous sommes donc les jeunes. Je vois d’ici votre scepticisme… Alors pour répondre à votre regard inexpressif je dirais que les jeunes sont ceux qui ouvrent la porte lors d’une plainte pour tapage nocturne. Vous comprenez sûrement mon raisonnement pas besoin de vous faire un dessin. Je ne pense pas qu’un jeune soit catégorisé par une limite d’âge. A ce titre je vous présente l’exemple le plus frappeur ; mon grand-père paternel, éternel ado de 73 ans.

A l’inverse, un jeune ne vire pas de bord du jour au lendemain. Quand je dis « virer de bord », j’insiste bien sur le fait qu’il ne se réveille pas un matin en se disant « Voilà, je ne suis plus un jeune ». Un jeune, c’est donc celui que l’on voit souvent au JT de 20h. Notamment sur ces reportages instructifs qui apparaissent aux alentours de fin juin, ceux sur les épreuves du baccalauréat. On voit des plans dans ces films qui montrent des centaines d’élèves quitter des salles de classe. Voilà qui nous sommes. Descendez dans la rue. Vous nous voyez là ? Nous sommes en train de fumer un joint caché sous un abri bus. Avancez de quelques pas. C’est encore nous là dans ce parc, vêtus de chemise à carreaux, des attachés case à la main en train de discuter politique tout en poussant nos Vespa. De l’autre côté de la pelouse nous sommes encore présents, en cercle autour de dizaines de cahiers de cours travaillant en groupe pour mieux assimiler. Et si vous marchez une dizaine de minutes de plus, vous nous croiserez sûrement à nouveau, en train de boire de l’eau fraiche, nos vêtements de sport plein de sueur et nos ballons de basket sous le bras, savourant un instant de repos après une journée intense.

Difficile de tomber dans le cliché et les préjugés quand on voit les multiples visages que nous pouvons prendre. Je comprends votre désarroi. Mais comprendre chacun de ces visages c’est comprendre la façon que l’on a de passer de l’un à l’autre. Car à ce jour je suis sûr d’une chose ; chaque jeune qui pose les pieds sur cette terre a au moins une fois dans sa vie connu l’un de ces visages, si ce n’est pas chacun d’entre eux. Donc oui, les jeunes fument, boivent, font du sport, étudient, font l’amour, possèdent un scooter… Je ne vous apprends rien jusque-là. Le tout est juste de comprendre, et rassurez-vous, chaque sujet important permettant d’accéder au stade ultime de la compréhension, but de notre quête, sera dument étudier ici. Notre monde est impitoyable et complexe, on ne va pas vous laisser vous perdre soyez sans crainte. Tenez nous bien la main, la visite peut se poursuivre désormais, c’est parti !

Geoffrey Muraro

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Publié dans : Ecrits | le 6 janvier, 2015 |1 Commentaire »

« Slâme errante », un souvenir de ma période Slam, un peu de poésie dans ce monde de fou.

Plus qu’une âme errante, je suis une slâme errante, comme un va et vient infini

Entre moment d’inspiration et syndrome de la feuille blanchie

Il existe des passes dans l’écriture, des apogées de l’inspiration

Où les mots sonnent dans ta tête comme une certitude de la raison

Mais il existe aussi ces moments que le poète maudit

Quand la vanne du Slam est condamnée, et que plus rien n’inspire ta vie

Je suis donc une slâme errante entre obscurité et lumière

Entre moments d’évasion et feuille blanche casanière

Ma courte expérience de vie est mon thème, je te demande d’être indulgent

Moi ma plume elle m’emmène, visiter ces deux instants

Il y en a un que je bénis, et l’autre que je peux maudir

Mais parfois il faut savoir douter pour pouvoir écrire

J’écris depuis mon plus jeune âge, depuis ma première claque poétique

Depuis que j’ai la taille pour dépasser le micro, ça donne des souvenirs slammiques

Donc forcément j’ai erré dans les ruelles de l’inspiration

Traversant des boyaux, des artères et des trottoirs de passion

On a slammé des kilos de papier pourtant on était que des mômes

Depuis l’activité Slam du jeudi, on en a fait des tonnes

On a slammé dans des bars, sur des scènes impressionnantes

A l’école tout le monde nous connaissait, on était des slâmes errantes

Pourtant depuis ce temps la vanne du Slam s’est fermée

J’ai stagné toute ces années dans ma passe d’obscurité

L’inspiration m’a tiré la langue et m’a arraché ma chance

Et sur le trottoir de la passion, j’ai finis par faire la manche

J’ai vécu dans une solitude dont j’ai ignoré la cause

J’étais toujours une slâme errante, mais plus errante qu’autre chose

On a injecté dans ma fibre poétique comme une anesthésie

Et en plus j’ai changé de ville, j’ai dû composer sans mes « slamis »

Quand t’es seul c’est d’autant plus dur de retrouver un objectif

Pourtant j’ai persévéré, ça c’est l’effet « Slam-addictif »

Quand tu écris un texte de Slam, tu es seul en théorie

Mais accompagné de toi-même, en fait c’est un état d’esprit

Et si esprit et inspiration ne sont pas intimement liés

Tu n’écriras que des vers sans fond, en fait tu seras une slâme égarée

Moi j’ai marché dans ce désert espérant trouver un oasis

Pouvoir m’abreuver de rimes et de voix, oui j’ai cherché un objectif

Et si ce soir je suis ici c’est que ma quête fût fructueuse

Que mon inspiration s’est éclairée, je suis une slâme chanceuse

Mais j’ne crie pas encore victoire j’suis pas à l’abri d’un retour

Attention au revers de la médaille car mon encre ne fera qu’un tour

Demain sera peut-être une autre passe, l’inspiration est d’humeur changeante

J’ai toujours pas trouvé la solution, je reste une slâme errante.

Geoffrey Muraro

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Publié dans : Ecrits | le 5 janvier, 2015 |Pas de Commentaires »

Des fois quand j’écris ce qu’il me passe par la tête, cela donne ça…

Je ne crois pas aux coïncidences. Ce en quoi je crois n’a que peu d’importance car je ne crois pas en beaucoup de choses. Je me contente de penser, d’observer, et d’agir en ma qualité d’adolescent observateur et réfléchi. Si j’ai décidé aujourd’hui de forcer la barrière psychologique qui sépare la réflexion personnelle de l’acte d’écrire, ce n’est certainement pas une coïncidence. C’est que j’en avais besoin, comme une volonté de noircir la virginité d’une feuille pour me laver de mes erreurs, de ce que j’ai pu vivre et voir au cours de ma jeune expérience. Un moyen comme un autre de se remettre en selle avec d’autres objectifs et une ambition nouvelle de mieux repartir pour réaliser ses rêves.

Ce que j’ai à dire n’est pas différent de ce que d’autres auraient pu dire à ma place. En vérité c’est sensiblement la même chose, mais perçu d’un point de vue différent. Si j’ai cherché à observer le monde, c’est pour essayer de comprendre le rôle que j’avais à tenir ici. Je crois que nous sommes tous voués à quelque chose. La vie nous laisse notre chance tôt ou tard, certains la saisissent, d’autres n’en ont pas le courage, et il y a des gens qui s’en détournent consciencieusement pour servir des destinées qu’ils jugent plus morales. Si j’écris, c’est que je n’ai pas encore compris quel rôle j’avais à tenir dans le monde que les hommes s’efforcent à bâtir. En vérité je suis satisfait de ne pas l’avoir encore compris, car alors que deviendrait la vie d’un adulte si elle était tracée depuis son adolescence ?

Peut-être que nous ne comprendrons jamais ce à quoi nous sommes voués. Je pense qu’un homme apprend sur lui-même et sur les autres chaque jour de sa vie et ce jusqu’à sa mort. Le monde dans lequel je vis n’est pas des plus enviables. C’est peut-être même le plus détestable, à l’heure ou l’argent et le pouvoir ne sont que les recteurs de nos vies, à l’heure où des gens partout dans le monde meurent de faim, se tuent à la tâche, servent les intérêts d’autorités supérieures et dominatrices… Les sentiments véritablement humains sont noircis, mis de côté et on oubli de s’aimer comme on le devrait, on ne vit que pour écraser l’autre et prendre sa place en priant pour qu’un plus fort ne nous rende pas la monnaie de notre pièce. Comment un esprit aussi sensible que le mien peut-il s’épanouir dans cet univers ?

Si j’avais un idéal, je verrai ma vie comme une gigantesque librairie, avec des rangées entières d’étagères si hautes qu’elles formeraient des boulevards culturels ou les gens se presseraient pour décrocher un fragment d’humanité dans la douceur des pages imprimées. Je suis un esprit torturé, qui souffre de la misère que s’inflige elle-même notre espèce. Ce que j’ai à dire n’est peut-être que l’expression manifeste de la naïveté d’un adolescent qui croit changer le monde avec ses bonnes paroles, mais il me semble important d’écrire ce que je pense, et même si mes phrases n’ont de sens que pour une seule personne dans ce monde, alors j’aurai mené mon entreprise au succès, et je considèrerai cela comme une victoire… Une seule personne.

Geoffrey Muraro

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Publié dans : Ecrits | le 2 janvier, 2015 |Pas de Commentaires »

Nouvelle : Le départ du soldat

La lune pâle et fantomatique administrait à la petite chambre d’hôpital un caractère mystérieux et surnaturel, la blancheur de son reflet traversant les stores à demi baissés, la lune découpait sur la noirceur opaque de la pièce de petits points blancs pareils à des étoiles brillant les soirs d’été dans l’obscurité d’un ciel de campagne. Pierre était allongé dans le lit dominant la pièce et constituant ainsi qu’un placard et qu’une antique télévision, le seul mobilier du lieu. Pour l’instant il était endormi, mais plus pour très longtemps. Quelques minutes passeront avant qu’il ne se réveille en sursaut d’un rêve qui lui paraîtra alors très réel, comme une injection de réalisme dans la douceur de sa nuit, dans la quiétude de son repos.

Pourtant, Pierre devrait s’estimer heureux de pouvoir dormir cette nuit de manière presque normale, comme n’importe quel autre être humain réveillé par un cauchemar. Cette même personne, après avoir passé quelques instants à retrouver ses esprits, assis en tailleur au milieu du lit, remettant en place chaque élément afin d’en arriver à la conclusion que tout allait bien, que rien de tout ceci n’était réel, qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter, se lèverait en chancelant, traversant la maison pour se rendre à la salle de bain se passer de l’eau fraiche sur le visage, laissant la douceur du liquide achever de remettre de l’ordre dans le flot de ses pensées, et puis, irait se recoucher en pensant à la journée de travail du lendemain et aux enfants endormis dans les pièces environnantes.

Seulement, Pierre ne pourrait jamais que se réveiller en sursaut et scruter le plafond sombre en se disant que ceci était peut être bien réel, car Pierre était sur son lit de mort, et de ce fait, n’avait plus rien à voir avec aucun autre être humain normal. Il ne pouvait plus se lever pour se rendre à sa salle de bain, ne pouvait plus apprécier la douceur de l’eau fraiche, ne pouvait plus s’imaginer ses enfants endormis à côté. Pierre ne pouvait que se faire réveiller par un cauchemar et attendre. Attendre que la peur ne s’estompe, fixant ainsi le plafond, espérant transférer l’angoisse de son esprit à travers le mur pour l’éjecter au dehors.

A présent, Pierre avait les yeux ouverts et respirait de manière saccadée. Il attendait. En vérité, Pierre passait ses journées à attendre. Parfois, sa famille venait lui rendre visite et parfois il restait seul, fixant avec dégout la porte de la chambre qui s’ouvrait par moment pour lui permettre alors les seules visites auxquelles il avait droit, celles du corps médical venus chaque jour constater que l’histoire aurait bientôt une fin. Pierre appréciait les visites de sa famille et surtout celles de ses petits-enfants. Même si leurs jeunes yeux étaient emplis de larmes à la vue de son corps défait et brisé, il prenait plaisir à les voir. Comme il lui était difficile d’entrer en contact avec eux, il les fixait juste, s’imprégnant de leurs images pour ensuite mieux les rêver plus tard dans les moments de solitude, les associant ainsi aux souvenirs de sa vie, et scrutant de ce fait le film de son passé comme un cinéphile dévorant les images crépitantes d’un vieux rétro projecteur diffusant sur un écran blanc tacheté de poussière.

Les souvenirs étaient les seules choses qui aidaient Pierre à mieux accepter sa situation. Il revoyait ainsi chaque jour les étapes charnières de sa vie, la naissance de ses enfants, son mariage, mais surtout sa vie de soldat, soldat d’honneur et combattant fier de s’être donné pour son pays et sa patrie. Alors il revoyait les scènes de combat, il se revoyait courant au milieu du sifflement de la mitraille, il revoyait également ses frères d’armes s’écroulant sous ses yeux, le corps percé de multiples trous sombres et pourpres. Il entendait à nouveau le ronflement d’un avion volant très bas et, lorsqu’il le désirait, fuyait la guerre pour retrouver des souvenirs plus colorés. Il respirait alors à nouveau la fraicheur de sa nature tant chérie, il se roulait à nouveau dans l’herbe grasse d’un champ, s’adonnait une dernière fois à une partie de pêche en compagnie de ses vieux amis de toujours, et terminait ensuite la journée assis à table face au soleil couchant, accompagné de toute sa famille, partageant un dernier repas de joie et de convivialité.

Pierre était toujours allongé dans son lit, les yeux fixés au plafond, mais son esprit était pour la première fois depuis qu’il était entré dans cette pièce, bien ancré dans ce rêve qu’il vivait avec passion. Etonné de se retrouver assis à cette table en compagnie de sa famille, face à ce repas bien différent de celui servi à l’hôpital, il se retourna de tout côté, s’étonnant de ne plus voir les murs blancs, s’étonnant de pouvoir être assis normalement, s’étonnant d’avoir la force de parler, et celle de se tenir debout. Mais le plus surprenant était les personnes présentes à table. Il y avait là ses petits-enfants, ses enfants, sa femme, ses frères et sœurs… Tout le monde était au complet, et personne ne semblait s’étonner de sa présence, au contraire tous le fixait en souriant. On lui tendit un plat. Toujours aussi surpris, Pierre se servit. Le repas commença, et les conversations également. On parla de tout et de rien, avec joie et bonheur. Pierre n’était pas très bavard, ne comprenant toujours pas la signification de tout ceci. Malgré tout, une sensation immense l’envahissait à mesure qu’il était en présence des êtres qu’il aimait le plus au monde. Alors il se laissa faire et laissa faire sa famille. Il écouta juste avec délice sa petite fille lui parler de sa douce voie d’enfant et regretta d’avoir pu être dur avec elle par le passé. Il écouta et regarda également son second fils avec une attention particulière. Il ne l’avait en effet pas revu depuis dix ans et regretta d’avoir accordé trop d’énergie à des conflits familiaux qui lui avaient enlevés dix longues années avec lui. Mais celui-ci semblait avoir oublié cette période, comme si rien n’avait jamais eu lieu, comme s’ils avaient tous étaient toujours présents à cette table, dressée dans l’herbe du jardin devant la maison familiale. A la fin du repas, les convives se laissèrent aller sur le dossier de leurs chaises et tous regardèrent Pierre d’un sourire encourageant et protecteur. A l’horizon, le soleil commençait à décroitre au sommet d’une colline de verdure ou ciel et terre s’était toujours confondus. La lumière dégagée semblait accueillante, réconfortante. Clarisse, la petite fille de Pierre, haute de ses dix ans, se leva et prit son grand père par la main.

— Il est l’heure, lui dit-elle.

Alors il se leva et la laissa l’emmener, ils firent quelques pas ensemble, vers la colline au soleil couchant, puis Clarisse le lâcha et s’arrêta. Pierre lui lança un regard interrogateur mais elle répondit juste ces mots de sa douce voie enfantine.

— Je ne peux pas venir, tu dois y aller seul.

Pierre regarda la colline, puis se tourna vers sa petite fille qui avait déjà rejoint le reste de sa famille restée à table. Tous le regardaient avec amour. Alors il se remit en marche, et laissa petit à petit le halo de lumière l’envelopper d’une douche chaleur. Il se retourna une dernière fois et enregistra l’image de sa famille à tout jamais dans son esprit.

Sur le lit d’hôpital, Pierre fixait désormais sans le voir le plafond de la chambre, un petit sourire éclairait son visage sans vie.

Geoffrey Muraro

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Publié dans : Ecrits | le 30 décembre, 2014 |1 Commentaire »

#2 Carnet de voyage : GRAND FORMAT, Auschwitz-Birkenau

Note préliminaire : Ma carte mémoire étant encore en réparation, les photos utilisées dans cet article sont prises d’internet. Je m’excuse de cette situation et vous garantis que le nécessaire sera rapidement fait.

Nous sommes le 27 décembre 2014, il est 23h47 et je suis assis à mon bureau, devant mon ordinateur depuis une bonne heure, enchainant les cigarettes sans arriver à trouver la moindre inspiration pour un article aussi difficile… J’avais déjà entendu parler de Auschwitz. Tout le monde a déjà entendu parler de Auschwitz. Mais il y a un monde entre l’apercevoir dans des manuels d’histoire et le voir réellement, de ses propres yeux. Cette différence je souhaite à chacun de la vivre une fois dans sa vie car elle est d’une importance capitale pour le triste souvenir qu’elle représente de l’Histoire de l’humanité. Je vous emmène donc avec moi, ensemble poussons les portes sombres du plus grand camp de concentration et d’extermination jamais construit.

Auschwitz-Birkenau : 70 ans après…

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Auschwitz, « le travail rend libre »

Nous démarrons notre voyage devant notre auberge de jeunesse de Cracovie où un mini-bus vient nous prendre. Durant les 2h de route, un film nous est projeté, retraçant l’histoire du camp de concentration et d’extermination de Auschwitz-Birkenau. Arrivé à destination, on nous dépose devant le premier camp de Auschwitz, le camp de concentration avec ses innombrables baraquements. Notre visite commence ici, accompagné d’un guide francophone. 

Nous passons le portail de fer forgé tristement célèbre et sa devise « le travail rend libre » et immédiatement nous avons comme l’impression de nous retrouver dans un petit village avec ses bâtisses et ses sortes de rues droites qui forment des blocs. Avec un peu d’imagination on verrait presque des autos et des passants, comme une ville quelconque, normale. Mais à Auschwitz il n’y a rien. Rien d’autre que ces baraquements de briques et ces rues gravillonnées. Lorsque j’ai passé le portail, un froid perceptible m’a envahit, a glacé mes sens et a traversé tout mon corps. Quelque chose s’est alors imposé à moi alors que je me baissais pour frôler de mes mains ce sol poussiéreux et caillouteux ; je venais de pénétrer dans l’antre de la mort. Ici, la mort a une identité, un visage. Elle devient matérielle, vous pénètre et vous accompagne tout le long de votre visite avant de vous abandonner lorsque vous revenez à la vie normale. C’est exactement ce qui m’est arrivé. La mort a marché à mes côtés durant ma visite du camp. A Auschwitz, j’ai eu l’impression qu’on avait placé une cloche gigantesque sur cette partie du monde. J’avais l’impression que les bruits et les sons étaient étouffés, comme si leur intensité avait été réduite de moitié uniquement sur cette partie de la terre. Une autre sensation qui m’a frappé fût la solitude. Durant toute ma visite, je me suis senti seul même entouré de la vingtaine de français que constituait notre groupe de visite. En effet, mon appareil photo accroché autour du cou, accélérant sans cesse pour rattraper mon groupe, toujours en retard car toujours occupé à prendre le temps nécessaire pour la bonne photo, le bon angle, j’étais seul, seul avec la mort et les fantômes de ses millions de victimes.

Nous pénétrons dans quelques baraquements où des sortes de musées sont aménagés. Des vitrines nous présentent les conditions de vie des détenus. Parfois les photos sont interdites, parfois elles ne le sont pas, parfois je fraude, veillant à ne pas me faire voir de notre guide et parfois je m’abstiens, par respect, par moralité.

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Une vitrine exposant les effets personnels des détenus, Auschwitz

Des vitrines nous exposent par exemple des tonnes de chaussures, des paires de lunettes, des ustensiles de cuisine …

La salle qui me bouleverse le plus est celle ou les cheveux de 35 000 détenus sont exposés. Cette vitrine, immense, m’a retourné le coeur, pourtant je l’ai fixé pendant de longues minutes, incapable d’en enlever mon regard.

Un autre baraquement est aménagé comme un mémorial avec les portraits de toutes les victimes jusqu’en 1943. En effet jusqu’à cette date les nazis prenaient systématiquement en photo les nouveaux arrivants jusqu’à ce que le nombre toujours plus croissant ne devienne trop important.

Nous sortons des baraquements et passons devant une potence. Une longue barre de fer élevée au dessus du sol et sur laquelle certains détenus étaient pendus. De l’autre côté, le baraquement des essais et tests chirurgicaux se tient. Une grande porte blanche et épaisse si mon souvenir est exact.

Dans une rue adjacente, nous débouchons sur une cour, la cour des exécutions, ou les détenus étaient fusillés. Aujourd’hui, un mémorial de fleurs et de messages a été organisé et il est possible de se recueillir pendant la visite.

Au terme de Auschwitz I, nous entrons dans la seule chambre à gaz encore debout. Selon la guide, c’est la plus petite du site et pouvait accueillir 800 personnes. Nous faisons une halte dans ce tombeau géant puis nous sortons, déboussolés et ahuris.

Après quoi, nous retournons à l’entrée du camp et le bus vient nous chercher pour nous emmener 3km plus loin, dans le camp d’extermination de Birkenau.

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Auschwitz

Birkenau

 Passé le portail on se retrouve immédiatement face aux voies de chemins de fer, et cette image tristement célèbre que tout le monde connait apparait alors brusquement devant nous, sans crier gare, sans avertir, et tout de suite je sens mon coeur s’accélérer.

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Les chemins de fer, Birkenau

Une longue marche débute alors. A gauche, des centaines de baraquement de brique à perte de vue, à droite c’est exactement le même décor. Certains sont détruits et seules tiennent debout les cheminées, témoins de la présence d’une habitation. La guide nous explique que ce sont les nazis eux mêmes qui en ont détruit une bonne partie, tout comme les chambres à gaz et les fours crématoires, lorsque la guerre était définitivement perdue, dans le but d’effacer les preuves… 

Nous passons devant un wagon authentique exposé sur les rails, ces mêmes wagons dans lesquels transitaient chaque jour des milliers de détenus envoyés à la mort.

Au bout de la ligne, les ruines des chambres et des fours. Je m’approche pour prendre des photos. Un français un peu plus âgé que moi et faisant partie de mon groupe me rejoint. En silence on prend nos clichés, puis il se tourne vers moi et je vois dans ces yeux qu’il ressent cette même émotion. Nous discutons de longues minutes. Nous parlons de la Seconde Guerre, de la solution finale. On s’entend bien, on a lu les mêmes livres, de Robert Merle à Primo Levi. On s’entend tellement bien qu’on s’égare du groupe avant de se faire rappeler à l’ordre, oups…

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Ruines d’une chambre à gaz, Birkenau

Notre visite s’achève avec la visite d’un baraquement servant de dortoir aux détenus qui travaillaient. Des lits superposés de trois étages sont grossièrement construits. J’hésite à essayer de m’allonger dans l’un d’eux, mais de toute façon je sais que je n’y rentre pas. Je n’y rentre pas mais les détenus, eux, étaient entassés jusqu’à huit par étage, et les premiers arrivés se jetaient principalement sur les lits les plus bas car aucun d’eux n’avaient la force de monter sur les plus élevés. Cela semble irréel quand on vous dit ça.

Ensuite nous sommes repartis à nos vies, tout simplement, avec dans le coeur une sensation étrange, indescriptible.

Ce voyage m’a incontestablement changé et je conseille à chacun d’y réfléchir. Je trouve que c’est d’une importance capitale pour le devoir de mémoire que chacun de nous se doit d’effectuer. J’espère que cet article vous aura plu, n’hésitez pas à me laisser votre avis dans les commentaires.

Geoffrey Muraro

Contact : geoffrey.muraro@gmail.com

Twitter : https://twitter.com/GeoffreyMuraro

Publié dans : Carnets de voyage | le 28 décembre, 2014 |1 Commentaire »

#1 Carnet de voyage : La Pologne, Cracovie, les mines de sel…

Nous sommes le 7 novembre, le ciel gris et froid pèse lourd sur l’aéroport de Paris-Beauvais. Mais c’est le jour J ! Départ pour la mystérieuse Pologne et sa deuxième ville, Cracovie.

Pologne 1

Cracovie

Après une heure et demie de vol, nous arrivons vivants et entiers. Un taxi nous emmène à notre auberge de jeunesse. Pour l’instant tout le monde parle anglais, sauvé ! Nous découvrons notre chambre, spacieuse et coquette avec au mur une carte du monde gribouillée de tout les anciens locataires de la chambre désireux de laisser une trace de leur passage. Nous sommes donc les premiers à entourer le petit point représentant Bordeaux et à écrire nos prénoms, émotion.

Mais ne perdons pas de temps et courrons nous perdre dans ces rues et ruelles qui n’attendent que nous. Nous découvrons des parcs naturels aménagés en plein centre ville, des quartiers animés, des boutiques à n’en plus finir mais surtout le chef lieu de Cracovie la place du marché avec la cathédrale la plus sompteuse de la ville ainsi qu’un monument aménagé en couloir et séparant la place en deux. A l’intérieur et de part et d’autre, des boutiques de souvenirs.

Main Market Square (Rynek) in Krakow, Poland

Place du marché, la cathédrale et le « couloir aux souvenirs »

La Cathédrale

Nous pénétrons maintenant dans la cathédrale et immédiatement, nous sommes saisis par la beauté incroyable du lieu. Ici tout brille car tout est d’or, cela en est limite trop chargé mais impossible de s’en offusquer devant la beauté des décorations religieuses, devant le portrait de Jean Paul II, devant l’autel et les voutes… Incroyable.

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La Cathédrale, Geoffrey Muraro ©

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La Cathédrale, Geoffrey Muraro ©

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 La Cathédrale, Geoffrey Muraro ©

La cathédrale n’est pas aussi grande qu’elle y parait vue de l’extérieur et nous en avons bien vite fait le tour après en avoir pris plein les yeux.

Les mines de sel

Après la première merveille de Cracovie, nous partons pour la deuxième et pas des moindres ! Nous descendons à près de 160 mètres de profondeur et près de 300 marches, une véritable descente aux enfers.

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La descente, mines de sel, Geoffrey Muraro ©

Mais ce que nous découvrons est tout sauf l’enfer. En bas, c’est une véritable ville aménagée en galerie et en petites salles représentant des sortes d’ateliers permettant de mieux faire comprendre aux visiteurs l’exploitation de la mine. Nous découvrons les techniques employées et gardées en l’état, les systèmes de poulie et de remontée. Nous apprenons également qu’à l’époque, le sel était une richesse inestimable, d’ou les termes « salaire » ou « salarié », que nous employons aujourd’hui.  Nous connaissions la Pologne comme un pays catholique et très pratiquant, mais lorsqu’à 160 mètres de profondeur nous entrons dans une véritable cathédrale creusée dans du sel fossilisé depuis des millions d’années, on en a tout simplement le souffle coupé.

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 La cathédrale, mines de sel, Geoffrey Muraro ©

Les salles les plus belles s’apparentent véritablement à des décors de film fantastique.

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Mines de sel, Geoffrey Muraro ©

Dans une autre, nous découvrons un lac naturel de 9 mètres de profondeur. Nous sommes alors plongés dans le noir et « la tristesse » de Chopin nous est diffusée. Poésie, beauté du lieu et surtout, la musique qui s’envole et se répercute le long des parois pour venir se mourir sur l’eau plate et silencieuse du lac forme un cocktail tout simplement magique et nous emmène toujours plus loin dans la féerie.

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La salle du lac, mines de sel, Geoffrey Muraro ©

La dernière salle est une salle de réception et un restaurant. Sidérant à 130 mètres de profondeur. Mais en apprenant qu’environ 12 mariages sont célébrés par an dans la cathédrale que nous venons de passer, cela semble logique. Logique et à la fois irréel. 

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Le restaurant et la salle de réception, Geoffrey Muraro ©

Pour conclure sur la Pologne et Cracovie, je conseille vivement ce voyage à chacun. Nous avons découvert un pays à l’histoire et à la beauté insoupçonnée, une ville grandiose et majestueuse. Un voyage à faire, dans le coeur des polonais, accueillants et fiers, à l’image du 11 novembre passé en leur compagnie. Une fête de l’indépendance qui aura tenu toute ses promesses et nous aura amené à découvrir ce patriotisme sidérant que nous ne soupçonnions pas.

NB: En Pologne, l’Euro n’a pas encore sa place. C’est en effet le Zloty qui domine encore. Un tel voyage possède donc un avantage financier certain et la vie y est beaucoup moins chère qu’en France. Vous effectuerez donc un voyage riche en émotion et à moindre frais.

J’espère que cet article vous aura plu malgré le côté littéraire un peu abandonné ici. En effet j’ai surtout voulu vous faire partager mon expérience et vous donner à vous aussi l’envie de découvrir ce pays que, pour ma part, j’ai déjà adopté. Ne ratez pas mon grand format sur Auschwitz-Birkenau !

Geoffrey Muraro

Contact : geoffrey.muraro@gmail.com

Twitterhttps://twitter.com/GeoffreyMuraro

Publié dans : Carnets de voyage | le 27 décembre, 2014 |2 Commentaires »

Bienvenue sur unespritlibre.fr !

Avant de démarrer cet article de présentation je tiens tout d’abord à remercier chaque visiteur qui prendra le temps de venir se perdre dans ces pages, pour mon plus grand plaisir !

Sur unespritlibre.fr, vous voyagerez en ma compagnie sur un blog qui s’apparentera à un journal en ligne, avec son lot d’articles inédits, totalement écrits de ma plume et qui traiteront de domaines souvent très larges ; culture, art, découvertes … Ensemble, nous ouvrirons nos esprits de manière libérée à travers des sujets toujours traités sous couvert de mes deux principales passions que sont la photographie et l’écriture. Les photos et les textes seront donc de ma propre composition et ce de manière permanente ! Nous sommes nombreux, dans ce pays ou ailleurs, à aimer l’écriture, à aimer l’art en général. Si vivre de cette passion est difficile, prendre le temps de la pratiquer ne serait-ce que pour le simple plaisir l’est tout autant. Il faut trouver le temps, parfois se forcer un peu pour dépasser le syndrome maudit de la « feuille blanche »… C’est le travail que j’essaierai de mener à bien ici, et c’est donc ce qui justifie l’ouverture de ce site internet. C’est donc un moyen pour moi d’exprimer mes passions mais aussi de faire mes premières armes dans le monde impitoyable de l’écriture journalistique, en effet mon ambition première est de devenir journaliste.

Dans ces pages j’espère de tout cœur que vous prendrez du plaisir autant que j’en prend. Je suis totalement ouvert à la critique, aux nouvelles idées donc n’hésitez pas à m’en faire part. A l’heure ou j’écris ces quelques lignes, je suis le seul lecteur de ce blog. Si par bonheur cette situation est amenée à évoluer dans les prochaines semaines, ma ligne de conduite sera forcément contrainte à évoluer pour satisfaire toujours plus d’âmes littéraires. Malgré tout, je resterai toujours attentif aux idées de chacun.

Pour ce premier article, qui constitue mon article de présentation, je vais vous proposer une partie de mon travail, afin que chacun puisse commencer à mieux me connaitre. C’est bien à cela que sert une présentation ! Je vous joins donc le lien du site internet sur lequel vous pourrez trouver à la vente mon premier roman intitulé Malédiction & Rédemption. C’est un roman que j’ai écris il y a deux ans à peu près. Je n’ai pas choisi de le proposer à une maison d’édition, préférant m’en tenir à un moyen d’auto-publication. En effet je n’ai jamais eu pour ambition de vendre ce livre ou de me faire quelconque revenu dessus. Etant donné que c’est mon premier essai, j’ai surtout cherché à me créer un lectorat. Je ne touche donc rien des ventes. J’espère que vous serez indulgent pour cette première tentative, je préfère que personne ne soit déçu. Le livre est donc disponible à la vente sur internet, distribué par le site Amazon en version brochée avec réception dans les 7 jours. J’espère que ce premier pas vous permettra de vous familiariser avec mon style, et vous donnera l’envie de continuer à me lire.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne lecture et la bienvenue sur unespritlibre.fr !

En bonus : Le résumé de Malédiction & Rédemption.

Nathan Drisson est un jeune orphelin de 25 ans, héritier d’une considérable fortune. Evoluant dans les plus hautes sphères bourgeoises de la société bordelaise moderne, Nathan ne vit que pour son héritage et sa situation qu’il chérit au plus haut point, détestant par la même tout ce qui peut être étranger à son monde. Convaincu de son destin supérieur, Nathan rêve d’une carrière politique couronnée de succès et de gloire, bien aux antipodes d’Héloïse, son âme sœur depuis l’enfance. Après l’avoir aimé, elle avait fini par le haïr et mettre un terme à tout ce qui pouvait concerner le jeune garçon, n’hésitant pas à rompre toute une vie de passion. Pourtant, l’existence de Nathan va s’en trouver bouleversée le jour où une « laissée pour compte » change irrémédiablement le cours de sa vie. C’est aidé de Théo, son meilleur ami ainsi que de Bernard un vagabond errant, que Nathan va devoir se battre pour retrouver le fil de son existence et qui sait, reconquérir ce qui lui est le plus cher en ce monde. Alors… Malédiction ou seconde chance ?

Disponible icihttp://www.amazon.fr/Malediction-Redemption-Geoffrey-Muraro/dp/1502701502

Malédiction & Rédemption

Geoffrey Muraro

Contact : geoffrey.muraro@gmail.com

Twitter : https://twitter.com/GeoffreyMuraro

Publié dans : Ecrits | le 22 décembre, 2014 |3 Commentaires »

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